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Événement

Chaque année, le Festival du Cinéma Africain de Khouribga rend hommage à la production d’un pays africain. Et, pour cette 21ème édition, le cinéma invité est celui de l’Angola.

L’Angola en résumé

Géopolitiquement

L’Angola couvre une superficie de 1 246 700 km² pour une population de plus de 29,3 millions d’habitants.

Face à l’océan Atlantique (1 650 km de côtes) il dispose de 4 837 km de frontières terrestres. Les pays limitrophes de l’Angola sont la République Populaire du Congo (nord-ouest), la République Démocratique du Congo (ex-Zaïre) (nord-est), la Zambie (sud-est) et la Namibie au Sud. L’enclave de Cabinda (7 270 km²), au nord-ouest, est séparée du pays par une bande de territoire appartenant à la RDC.

L’Angola a proclamé son indépendance le 11 novembre 1975, suivie aussitôt par une guerre civile longue de vingt-sept années, la plus violente du continent Africain, avec un bilan humain, économique et matériel, extrêmement lourd.

La guerre a anéanti tout sur son chemin. Jusqu’à la signature des accords de paix en 2002.

Le Cinéma a pris son envol doucement avec la création de l’Institut Angolais du Cinéma, de l’Audiovisuel et du Multimédia (IACAM) en 2003.

Le début de la production cinématographique se limitait à une propagande de l’empire colonial portugais en Afrique avec des images étayant l’exotisme, les paysages, les gens, les coutumes et les cultures.

Jusqu’à la fin des années 1940, l’Agence générale des colonies et les missions cinématographiques en Angola produisent une série de documentaires : Exposition provinciale, de l’agriculture, de l’élevage et de l’industrie (1923) Chipinica, Le roi de Dilolo, La Préparation du café, Les richesses d’Amboim, l’Angola économique (1929), et le premier long métrage de fiction, « La Sorcellerie de l’Empire » (1940), réalisé par António Lopes Ribeiro.

La période coloniale

Pendant les années 1950 et 1960, certains sujets font l’objet de documentaires comme « L’Enseignement en Angola » (1950), réalisé par Ricardo Malheiro ; « L’Angola en marche », de Felipe Solms (1952); « La terre et les peuples », d’António Sousa (1954); la série Actualités de l’Angola, réalisée par João Silva (1957-1961) ; Et « Romance de Luachimo », de Baptista Rosa (1968). Parmi les institutions chargées de la collecte filmique sur le territoire, on compte le Service cartographique de l’armée, le Centre d’information et tourisme de l’Angola (CITA), la maison télécinéma-Moro et la maison Cinangola Films.

Le documentaire « L’Angola, dans la guerre et le progrès », réalisé par le lieutenant Quirino Simões en 1971, a été le premier film portugais en format 70 mm. C’est au cours de la guerre coloniale que l’on a réalisé le plus grand nombre de productions de fiction, notamment « La Voix du sang », d’Augusto Fraga (1965); « le Capitaine Singrid », de Jean Leduc (1967); « Un Italien en Angola », d’Ettore Scola (1968); « La Splendeur sauvage », d’António Sousa (1972); « Tant qu’il y a la guerre il y a de l’espoir », d’Alberto Sordi (1974).

Parallèlement, depuis la fin des années 1960, des enregistrements audiovisuels sur l’action de la guérilla anticoloniale sont réalisés par le Département de l’Information et de Propagande du MPLA (Mouvement populaire de Libération de l’Angola) ainsi que des films : « Monangambê » (1971), et « Sambizanga » (1972), réalisés par Sarah Maldoror, inspirés des œuvres de Luandino Vieira et qui annoncent le cinéma d’intervention qui va naître avec l’indépendance du pays.

Le Cinéma postcolonial

Après l’indépendance en 1975 c’est une vision très socialiste qui se développe avec la formation intensive des personnels de la coopérative de cinéma et de la télévision populaire de l’Angola (TPA). Le cinéma montre le pays nouveau, la mobilisation populaire, les conditions de travail des ouvriers et les activités politico-militaires. Le gouvernement crée l’Institut Angolais du Cinéma (IAC) et le Laboratoire National du Cinéma (LNC) qui, avec la télévision populaire de l’Angola (TPA), deviennent les organismes de tutelle de la production cinématographique, Cette époque voit émerger un cinéma angolais inspiré et récompensé lors de divers festivals.

Le cinéma post-conflit

Avec l’avènement de la paix en 2002, le gouvernement a doté le cinéma angolais de budgets conséquents à sa réhabilitation. Une nouvelle génération de réalisateurs apparaît et leurs projets cinématographiques sont encouragés, notamment ceux de Maria João Ganga, Mariano Bartolomeu, Óscar Gil et Zézé Gamboa.

En 2003, le gouvernement crée l’Institut Angolais du Cinéma, de l’Audiovisuel et du Multimédia (IACAM). Dès lors, un plan est mis en œuvre pour la récupération, la restauration et la conservation des catalogues de films angolais.

Les subventions de l’État attribuées aux cinéastes après la fin de la guerre civile se traduisent par trois productions avec un sensible impact international :

- Dans la ville vide/Na cidadevazia de Maria João Ganga ;

- O comboio da Canhoca d’Orlando Fortunato de Orlando Fortunato de Oliveira ;

- O herói de Zezé Gamboa, lauréat du prix de la première œuvre et du prix COE aux (JCC) 2004 ;

Le film de Zézé Gamboa, qui dépeint la vie d’un ancien soldat dans les rues de Luanda, a remporté le World Dramatic Competition du Festival du Film de Sundance en 2005 et le Grand Prix du Festival du Cinéma Africain de Khouribga (Maroc) en 2006.

Le secteur reste toujours en mal de moyens.

Le cinéma angolais en devenir

Le ministère de la Culture, à travers l’Institut Angolais du Cinéma et de l’Audiovisuel, a mis en place un Festival annuel du film accueillant les productions locales et d’autres créations africaines, afin de valoriser certains cinéastes angolais et étrangers.

L’objectif du Festival International de Cinéma (FIC) de Luanda est de stimuler la production nationale cinématographique et de créer des débouchés pour les professionnels du cinéma. Le FIC est aussi ouvert à la participation de films étrangers et cherche à améliorer la diffusion d’œuvres angolaises.

Parmi les mouvements récents de la production cinématographique angolaise on distingue plusieurs courants :

• L’émergence de petits producteurs indépendants, dont certains autodidactes, bénéficiant à peine d’une expérience à la télévision ou au théâtre. Ainsi Henrique Narciso Dito et Alberto Botelho et tant d’autres, animent de petites productions dont la distribution se fait massivement sur le marché informel.

• Certains producteurs nationaux ont migré du monde de la publicité vers l’audiovisuel et le cinéma, comme Semba Productions, B-Max Productions et Oscar Gil Productions. Semba Productions est à l’origine du documentaire historique « Njinga la Reine de l’Angola » (2013), qui a circulé dans certains festivals notamment au Brésil, au Portugal et en Italie.

• Cependant, la plupart des cinéastes angolais sont généralement établis à l’étranger et y réalisent leurs films. C’est notamment le cas de Mario Bastos (aux États-Unis), Pokas Pascal et Dom Pedro (en France), Zezé Gamboa (Portugal). Tango Negro, le documentaire de Dom Pedro, a reçu un prix au FESPACO 2015. Par la voix d’une des plus importantes figures contemporaines du tango, le pianiste argentin Juan Carlos Cáceres, le réalisateur Dom Pedro nous dévoile la profondeur des empreintes africaines dans cette musique. Le film mêle interventions musicales et interviews de nombreux passionnés du tango, entre l’Amérique latine et l’Europe.

Le cinéaste Zézé Gamboa avait déclaré « Il y a des cinémas africains, le pluriel est très important. Il est vrai que la provenance géographique des œuvres (Sahel, Afrique de l’Ouest, etc.) donne un air de famille à leurs productions, dans le rythme et la lumière. Mais cette parenté ne gomme pas l’individualité des créateurs. Chaque cinéaste a sa vision unique, sa poésie… autant d’exotismes » (Journal Le Temps-Suisse romande et francophone, 22 août 2014).

Ainsi, malgré la parcimonie de la création cinématographique angolaise, sa qualité, sa particularité et sa réussite sont de rigueur.

Il faut aussi compter sur la persévérance et l’acharnement du producteur et cinéaste Óscar Gil, qui ne cesse de réclamer la nécessité pour le secteur cinématographique du pays de se concentrer sur la formation de jeunes talents et de producteurs de films afin de garantir l'avenir du septième art en Angola.

Programme de la journée spéciale Angola du Vendredi 21 décembre 2018 :

Salle des fêtes Complexe Culturel Médiathèque OCP Hôtel Farah
17h00 (HMA) :   Alda & Maria de Pocas Pascal (Angola)     19h00 (HMA) :   Un Héros de Zézé Gomboa (Angola) 20h00 (HMA) : Angola année zéro de Miranda Ever   23h00 (HMA) :   Nuit Angola : Paroles des cinéastes angolais de Miguel Mayitondelua + Débats  

(HMA) : Hommage Angola

Plus de détails sur les films :

Titre du Film Synopsis Affiche
Alda & Maria de Pocas Pascal A la fin de l'été 1980, Alda et sa sœur Maria, âgées respectivement de 16 et 17 ans, arrivent à Lisbonne pour échapper à la guerre civile en Angola. Laissées à elles-mêmes, elles doivent apprendre à survivre dans une ville étrangère, alors qu'elles abordent la vie d'adultes.  

 

Un Héros de Zézé Gomboa (Angola) Au cours d'une de ses dernières missions, Vittorio, recruté de force dans l'armée angolaise à l'âge de quinze ans, a marché sur une mine Anti-personnelle et a dû être amputé d'une jambe. Après des mois d'attente, il reçoit enfin une prothèse. Seul et démuni, il erre dans les rues de Luanda à la recherche d'un travail. Une nuit, alors qu'il dort dans la rue, il se fait voler sa prothèse… et avec elle ses rêves d'intégration.

 

Angola année zéro de Miranda Ever   Après 30 ans de guerre civile, l'Angola a un objectif : se reconstruire et occuper une place centrale dans la région. Dispersés à travers plusieurs pays, les jeunes angolais diplômés sont alors encouragés à rentrer au pays. Avec leur retour, l'Angola se réinvente à partir de différentes influences : la lutte de ceux qui s'accrochent au passé et la modernité de cette diaspora qui a assimilé d'autres modèles de sociétés.  

 

Paroles des cinéastes angolais de Miguel Mayitondelua Documentaire sur le cinéma angolais et africain avec la rencontre de différents cinéastes africains afin de parler avec eux de l’univers du cinéma africain et d’évoquer les problèmes rencontrés tels que le financement, la production et la distribution.